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Ingérences étrangères au Sénat : focus sur la Nouvelle-Calédonie

Proposition de loi visant à renforcer la lutte contre les ingérences étrangères examinée par le Sénat

La proposition de loi visant à renforcer l’arsenal de lutte contre les ingérences étrangères sera examinée mercredi par le Sénat. Cette initiative prend tout son sens en Nouvelle-Calédonie, où l’influence de l’Azerbaïdjan dans le contexte des récentes émeutes est vivement critiquée par le gouvernement.

Registre national de l’influence, gel des avoirs financiers, surveillance algorithmique élargie : plusieurs mesures clés sont présentées dans ce texte déjà largement adopté à l’Assemblée nationale. Les débats au Sénat surviennent dans un contexte de crise en Nouvelle-Calédonie et promettent d’être animés.

La France a publiquement accusé l’Azerbaïdjan d’ingérence suite aux violences sur l’archipel du Pacifique sud. Des inquiétudes ont également été soulevées concernant l’influence croissante de la Chine, notamment avec l’interdiction du réseau social TikTok, appartenant à une entreprise chinoise.

Renforcement des sanctions

La sénatrice Agnès Canayer souligne l’urgence de légiférer sur ce sujet. Elle se félicite que la proposition de loi soit étendue aux territoires d’outre-mer. Cette initiative recueille un large soutien au Sénat malgré des réserves quant à sa portée réelle dans la lutte contre les ingérences étrangères.

Des actions sont envisagées pour élargir le champ d’application du texte et sensibiliser les jeunes et les élus locaux. Le sénateur Horizons Claude Malhuret affirme que cette proposition de loi va dans le bon sens, en s’appuyant sur l’expérience d’autres pays ayant mis en place des mesures similaires.

La proposition de loi prévoit notamment la création d’un registre national pour les représentants d’intérêts étrangers exerçant du lobbying en France, ainsi que des sanctions pénales en cas de non-respect. Un dispositif de surveillance algorithmique pourrait également être étendu pour détecter des activités suspectes sur internet liées aux ingérences étrangères.

Source

Le Quotidien

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