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Décryptage du profil inquiétant de J.C. dans l’affaire Morgan

Deux ans après la tentative d’assassinat sur la jeune Morgane à Terre-Sainte, les trois mis en cause sont convoqués à la barre du tribunal pour enfants de Saint-Pierre ce lundi. Le suspect principal encourt 20 ans de réclusion.

Au moment des faits, J.C alors âgé de 14 ans, était un élève brillant, avec une moyenne générale de 16,5. Inscrit en classe de 3e au collège de Terre-Sainte, il est bien entouré, et inconnu des services de justice. Depuis le 16 avril 2022, jour des faits, bien des interrogations se posent sur le profil de cet adolescent saint-pierrois.

L’enquête a permis de prouver qu’il présente des aptitudes intellectuelles supérieures à la moyenne. Ce qui lui aurait permis de monter minutieusement son plan pour assassiner son ex-petite amie. L’idée lui serait venue deux mois avant son passage à l’acte, a-t-il avoué lors d’un interrogatoire. Il aurait exprimé son désir « de tuer Morgane » auprès de ses camarades, à plusieurs reprises et notamment le jour des faits. Mais ces derniers ne l’auraient pas pris au sérieux, assurant que J.C serait adepte d’« humour noir ».

Un acte prémédité

Dans sa chambre, plusieurs éléments ont été retrouvés lors de la perquisition, permettant ainsi de prouver que son passage à l’acte était bien prémédité. J.C avait étudié seul l’anatomie du corps humain et aurait situé les principales artères sur un schéma qu’il avait dessiné à la craie sur le mur. Une préparation méthodique donc, qui lui a permis d’exécuter qu’en partie son crime glaçant.
Durant les auditions au commissariat de Saint-Pierre, avant que les policiers ne retrouvent Morgane, le jeune s’était montré indifférent face à ces actes, refusant d’apporter le moindre élément, ni aux enquêteurs ni à la famille de la victime, les conduisant même à de fausses pistes.

Face à une telle personnalité, le rapport socio-éducatif décrit J.C comme étant : « un adolescent qui déstabilise par son manque d’émotions sur tous les sujets abordés. […] Il semble être coupé de toute forme d’émotion ».
L’expertise psychiatrique elle, indique : « Il n’exprime pas de culpabilité et n’évoque pas de sympathie pour la victime ».
Devantl’atrocité de ses actes, ce dernier n’a en effet montré que très peu d’empathie et n’a pas évoqué de motivation particulière. Un profil inquiétant donc, sur lequel devront se pencher dès aujourd’hui les magistrats du tribunal pour enfants.

Source

Le Quotidien

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